Exposition RALF BAECKER – COMPUTING SPACES à Stéréolux

Le vendredi 5 avril, nous sommes allés à Stéréolux visiter l’exposition du berlinois Ralf Baecker.

A la croisée de l’art et des sciences, l’artiste imagine des systèmes-machines spectaculaires et poétiques.
Ses installations ont pour point commun un design maîtrisé, des dispositifs électroniques complexes et une esthétique générale organique.

Il y avait 3 installations :

– PUTTING THE PIECES BACK TOGETHER AGAIN

Ce tableau de deux mètres sur deux illustre magnifiquement le principe d’auto-organisation des systèmes complexes que l’on retrouve dans le monde vivant, à l’échelle moléculaire d’un cerveau ou à l’échelle de l’organisation sociale d’une fourmilière.
Ici la colonie est composée de 1250 petites pales blanches montées sur des moteurs qui se déplacent dans une direction aléatoire. Celle-ci est modifiée en cas de collision entre pales empêchant l’observateur d’anticiper l’évolution générale du tableau.
Des motifs géométriques, parfois proche de l’art optique, laissent tout à coup place à un chaos orchestré par une puissance invisible.

 

– INTERFACE 1 ( Grand Prix du Japan Media Arts Festival en 2017)

Une oeuvre plastique et cinétique des plus atypiques. Elle se présente comme une mystérieuse machinerie faite de moteurs, de cordes verticales et d’élastiques rouges horizontaux.
Des données générées à partir de compteurs Geiger mesurant le rayonnement naturel de la Terre, permettent aux moteurs de tirer vers le haut ou le bas les cordes verticales, elles-mêmes contraintes par des bandes de caoutchouc entrelacées. On voit alors se mouvoir une forme rouge évoquant une créature rampante et instable, ou encore la représentation physique d’une chaîne ADN en mouvement, en fait déterminée par un jeu de forces contraires.

 

– THE CONVERSATION

Il s’agit d’un système où des dizaines de câbles sont reliés à un cercle. 99 bobines magnétiques sont placées sur son périmètre et mettent en tension, en fonction des champs enregistrés, trois élastiques rouges témoins d’infimes tractions.  The Conversation redéfinit la frontière entre mondes physiques et mécaniques et nous offre un spectacle définitivement hypnotique.

 

C’était très original.

Une super exposition.